| samedi 22 septembre 2007, a 22:46 |
| Le théâtre : appendice du show-biz, c’est la faute à Vilar ! |
Avant Jean Vilar et la
création du Festival d’Avignon, dans les années 1950, les spectateurs de
théâtre : théâtre classique, théâtre de boulevard etc.. semblaient choisir
les spectacles sur le critère principal de l’auteur. Voir jouer du Corneille ou
du Guitry suivant les goûts, les
humeurs et les cultures.
Puis Jean Vilar a mis les
projecteurs sur la mise en scène, le spectateur allait voir du Corneille mis en
scène par Jean Vilar.
Les acteurs de théâtre jouant plus régulièrement que leurs
aînés au cinéma et commençant à y devenir des vedettes, les spectateurs
allaient voir le Cid de Corneille mis en scène par Jean Vilar avec comme acteur
Gérard Philippe.
Les metteurs en scène ont pris
un rôle de plus en plus déterminant : Planchon, Chéreau, Pitoëff, Brook…
La tendance était donc de voir
une pièce d’un auteur mise en scène par un grand metteur en scène.
Bien évidemment Gérard
Philippe a eu des descendants : Michel Bouquet, Michel Aumont, Claude
Brasseur, Philippe Noiret, Jacques Weber..
Ces acteurs étant souvent des
acteurs de cinéma connus et appréciés du grand public, le rôle de l’acteur a
pris une place prépondérante dans les choix du public pour se rendre au
théâtre.
Pourquoi pas ? Tout cela
restait dans une qualité de haut niveau.
Puis les théâtres, notamment
les théâtres parisiens privés ont pris l’habitude de mettre deux pièces à
l’affiche par saison, les acteurs « s’investissaient » de plus en
plus dans le spectacle puisque certains avaient des cachets qui étaient indexés
sur le coût des billets vendus.
Il fallait trouver des acteurs
et ils souhaitent avoir un rôle primordial à l’affiche.
Aujourd’hui, on va voir Arthur
(présentateur télé, producteur) jouer une pièce de Francis Veber (cinéaste) !!
On annonce aussi Muriel Robin, Line
Renaud etc..
Le show-biz envahit les
théâtres !!!!!!! Le public va envahir les théâtres.
La culture pour tous – OUI – à
n’importe quel prix ( à titre indicatif, prix moyen des places des théâtres
privés à Paris 40€) –NON-
Ô rage ! ô
désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour
cette infamie ? www.amiens-culture.com
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