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Vie culturelle à Amiens et ailleurs, billets d'humeurs
mardi 17 juin 2008, a 22:02
Laurent Delahousse invente un nouveau type de journal télévisé.

Laurent Delahousse est bien connu des amiénois, ainsi que sa famille – son père agent immobilier, juge au tribunal de commerce, son frère avocat etc.

 

Il est le week-end sur France 2 et depuis quelques mois, il invente un nouveau type de journal télévisé, de très grande qualité.

 

Si l'on regarde la presse écrite, on peut constater que les quotidiens ont moins de lectorat et que cette presse est de moins en moins pertinente.

Un exemple : le journal Libération (je ne veux pas le mettre au pilori, je ne suis pas Sarko) a un contenu de moins en moins intéressant. Des articles qui sont quasiment des « copié-collé » des dépêches de l'AFP, une partie importante « Rebonds » écrite par des non-journalistes : souvent des universitaires et quelques articles de journalistes. Le tout pour 1€20.

 

De fait, la partie la plus intéressante est la rubrique « Rebonds » qui n'est rien d'autres que des blogs sur du papier journal.

 

Les hebdomadaires tirent mieux leur épingle du jeu car si des « extérieurs » écrivent dans ces magazines, la principale partie est rédigée par des journalistes.

 

Pour résumer : les principaux médias, et notamment, en politique sont les hebdomadaires, les blogs, puis les quotidiens.

 

Laurent Delahousse et son équipe ont bien assimilé cette  nouvelle donne.

 

Son journal télévisé se compose en deux parties : la première partie se sont des informations traitées comme un quotidien pourrait le faire, puis il y a une deuxième partie (la rubrique « mon œil » montre une grande indépendance notamment par rapport au pouvoir en place), il s'agit plus d'une partie magazine. Il évoque fréquemment ce qui se passe sur le web.

 

Il détient en fait une « maquette » qui devrait inspirer bien d'autres journaux télévisés.

 

Nous sommes contents qu'il soit d'Amiens et puis cela nous fait oublier un autre journaliste de la télévision, qui lui donne dans le populaire au sens le plus péjoratif du terme, vous voyez de qui je veux parler (ou plus exactement ne pas parler) !!!

lundi 28 avril 2008, a 16:15
Le conte d’hiver de W.Shakespeare mise en scène de Jacques Osinski.

Jacques Osinski présentait à la Maison de la Culture, sa dernière mise en scène : « un conte d'hiver » dans une nouvelle traduction.

 

En 2008, on peut se poser la question peut-on, doit-on encore monter des pièces de Shakespeare ?

Il est fait reproche (souvent à juste titre) que les théâtres ne jouent que des auteurs classiques, où sont les nouveaux auteurs ?

 

Le « conte d'hiver » a été écrit par Shakespeare à la fin de sa vie et  a été peu monté, c'est une pièce qui a plusieurs lectures.

Je l'ai abordé comme un conte – je n'ai pas essayé d'analyser la « langue de Shakespeare » comme une œuvre majeure, de recenser cette langue rare. J'ai vu, écouté, comme un enfant qui écoute un conte.

 

Vu : parce que le décor, la lumière, les costumes, les vidéos jaillissent au milieu de la scène. Ecouté : (il est peut-être exact que la traduction ne soit pas la meilleure et que le souhait de « moderniser » ou « adapter » la langue au goût du jour n'apportent pas de manière majeure une force à cette œuvre mineure de Shakespeare) comme on écoute une histoire, sans soucis de rechercher, d'analyser.

 

Les 3h15 du spectacle ont découragé quelques spectateurs qui sont partis à l'entracte et découragées beaucoup qui n'étaient pas venus.

La mise en scène est parfaitement adaptée à l'adaptation de la pièce.

 

Alors pourquoi faudrait-il faire « compliqué » quand on peut faire « simple » ?

 

C'est le spectacle type d'une maison de la culture : qualité, accessibilité ! Une langue shakespearienne dans un écrin d'éclats de lumières, de couleurs, de sons.

 

Il est dommage que la rencontre avec le public n'ait pas eu lieu. Cette absence de rencontre est d'autant plus regrettable que Jacques Osinski a plusieurs fois travaillé avec la MCA et que le public amiénois le connaît.

Souffle, souffle, vent d'hiver ; tu n'es pas si cruel que l'ingratitude de l'homme (c'est du Shakespeare !)



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vendredi 04 avril 2008, a 11:47
Cirque Plume à Amiens: des saltimbanques poètes.

Deux heures de spectacles : visuel, musical, poétique.

Que du bonheur : héritiers ou complices des Branquignoles (il y a du De Funès là dedans), des Deschiens.

 

Un cirque victime de fuites d'eau, de panne d'électricité mais comme disait Devos (un peu présent) c'est le plus beau métier du monde, alors le spectacle continu !

 

Parodique, caustique, acrobatique, poétique tous les sens sont touchés par cette troupe.

 

Evidement, un bravo particulier aux techniciens de plateau qui savent gérer eau, électricité, lumières.

 

Aussi des références au cirque traditionnel, un véritable orchestre, des acrobates, des « fauves !! ».

 

Le sentiment que Jacques Tati avait un œil sur ce spectacle.

 

Que du bonheur pour les jeunes de 7 à 77 ans.



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vendredi 28 mars 2008, a 11:07
Cirque Plume à la MCA.

Le cirque à Amiens, c'est une tradition.

Dès que je l'aurai vu, je vous raconterai et vous mettrai des photos.

Le nouveau cirque (en ce moment le cirque Bouglione, cirque traditionnel est également présent), entre le théâtre, le music-hall, le spectacle de rue est en plein développement, ci-dessous in extenso le commentaire du site de la MCA.

Le cirque contemporain commencerait-il à prendre l'eau ?
Non ! mais quand une goutte d'eau tombe, on met une gamelle dessous pour ne pas tout mouiller… Et une goutte qui tombe dans une gamelle, ça fait une note de musique. Plic !
Et plein de gouttes… plein de notes. Plic ploc !
Acrobatie, contorsions d'eaux dormantes, bâche immobile, planche à bascule, saut d'échelle, saut périlleux, tuyaux et serpillières,
Plic Ploc, la nouvelle création du cirque Plume, qui fête ses vingt ans, est un manifeste circassien et aquatique tout en dérèglements climatiques…
Comme la vie, les spectacles du Cirque Plume sont joyeux, profonds, poétiques, sales, brouillons, précis… Et, comme au cirque, ils se nourrissent d'un échange entre une bande d'humains assis ou debout sur des planches, en équilibre sur des plumes, en vol dans leur tête, en invention sur des musiques, en saut périlleux sur des vélos, en souffle sur des rayons de lumière… Une soirée en temps réel, en hommage au temps qui passe et au temps qu'il fait ! Plic ploc…
Après la compagnie Les Arts Sauts la saison dernière, voici une nouvelle occasion d'émerveillement avec un autre grand cirque de renommée internationale.

 

N'hésitez pas pour les chanceux qui iront avant moi de faire des commentaires.

lundi 12 novembre 2007, a 17:54
Le Franc Tireur de Michael Henry Wilson.

 

Un documentaire sur Clint Eastwood présentait au festival international du film à Amiens.

 

De lart et la manière de mener un entretien avec une vedette aussi mythique que Clint Eastwood - Michael Henry Wilson donne loccasion de mieux connaître lacteur, il donne également une grande leçon sur linterview il faudrait rendre obligatoire la projection dans les écoles de journalisme !

 

Les activités multiples et talentueuses de Clint Eastwood sont connues : acteur, réalisateur, producteur. Certes, limage de linspecteur Harry Callahan justicier expéditif, en marge du système et de la hiérarchie a été très populaire, parfois ressentie comme populiste. Lacteur ne renie pas cette série, il rappelle  que le système pénal mettait plus en avant laccusé que la victime. Le propos est discutable mais révèle une intelligence, une réflexion sur ses choix cinématographiques même sil soutient ne bâtir sa carrière et son jeu quau feeling.

 

Pas de surprises, juste un rappel que cet acteur américain a su à partir du western dune modeste série télévisée, créer un modèle pour de nombreux  acteurs et pour le public.

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vendredi 09 novembre 2007, a 19:00
Le 27° festival du film à Amiens comme ce soir à la MCA et ailleurs.

 

La 27° édition du  festival du film dAmiens a sa soirée inaugurale ce soir à Amiens à la Maison de la Culture.

Comme tous les ans de nombreux lieux seront également investis : Saint Rémi, la maison darrêt etc.

Ce festival perdure et donne loccasion aux amiénois de voir un « cinéma différent ».

Parfois ardu mais indispensable à lart cinématographique.

Bonne réussite à un festival du film différent mais tellement indispensable.

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dimanche 04 novembre 2007, a 14:59
Le cœur des hommes 2 : des hommes en chœur !

  Malcom de Chazal, écrivain et peintre mauricien, écrivait : « les hommes portent leur cœur dans leur sexe, les femmes portent leur sexe dans le cœur ».

 

Cette citation serait une épigraphe parfaite pour le film de Marc Esposito.

 

Vous avez peut-être vu les aventures de la bande des quatre dans le Cœur des Hommes, Marc Esposito récidive.

 

 

Antoine (Bernard Campan – prof de gym attaché aux grandes valeurs acquises par la lutte des classes) – Jeff (Gérard Darmon – journaliste sportif, éditeur) – Manu (Jean-Pierre Darroussin – charcutier traiteur, partisan du travailler plus pour gagner plus, petit commerçant français !), Alex (Marc Lavoine – éditeur, entrepreneur, entreprenant et plus particulièrement avec les femmes). Voilà la bande de copains.

 

Leur point commun : être les archétypes des premiers abonnés de Canal Plus, au temps, où les Guignols de l’info, qualifiés cette chaîne télévisée de la « chaîne du foot et du cul. »

 

Incontestablement ce numéro 2 recueille l’adhésion du public, car au 01 novembre, ce film prend la tête du Box office avec 580.779 entrées pour 517 copies. Marc Esposito va certainement atteindre son objectif des 2 millions d’entrées.

 

Rien d’étonnant à ce que ce film plaise : nous avons le sentiment que les personnages et les acteurs pourraient être nos copains ou ceux que nous aurions aimé avoir – « des amis franco de port, des copains d’abord. »

 

Une suite est une gageure car le principal défaut d’une suite, c’est d’être une suite. A l’image du spectateur qui n’apprécie pas l’adaptation cinématographique d’un roman qu’il a lu car il a pré construit son propre film, le spectateur, dans le cas d’une suite peut avoir la même attitude.

 

L’ambiance du film a quelque peu changé, dans le numéro 1, c’était les hommes faisant leur célèbre loto sportif, avec le traditionnel conflit OM-PSG – les hommes déjeunant, se réunissant et s’unissant pour soutenir Manu qui avait perdu son père.

 

Le numéro 2 donne moins d’importance à ce groupe et présente plus la vie de chacun avec femmes et enfants que la vie de la meute des quatre !

 

Cette ambiance différente met plus en valeur les caractères des personnages, c’est un film avec le groupe de quatre, plus quatre personnages.

 

C’est un film simple, sain et joyeux.

 

Il a été fait reproche au réalisateur de ne pas avoir le talent d’un Claude Sautet ou d’un Yves Robert.

 

Claude Sautet était un grand couturier du cinéma, il pouvait donner l’impression de filmer « les choses de la vie » mais tout était ciselé : lumière, son, mouvements de caméra, au point que nous oublions que nous étions au cinéma. Ces personnages, par exemple, dans Vincent, François, Paul et les autres, étaient chirurgien, écrivain, industriel – de ces grands bourgeois qui flirtaient avec les intellectuels. Ils avaient ou avaient eu des idéaux.

 

Chez Esposito, « on cause pas chez ces gens là », on déconne entre potes!

 

Quant à Yves Robert, là aussi le concept de la bande des quatre, mais les personnages : médecin, diplomate, garagiste homosexuel, gigolo sont plus semblables aux personnages du numéro 2 de Marc Esposito – ils ont des vies et la confrontation de leurs vies créent leur amitié. La filmographie d’Yves Robert est impressionnante. Yves Robert est un homme de cinéma et du cinéma : acteur, réalisateur, producteur.

 

Marc Esposito est un homme multicarte : critique cinéma, patron de presse, romancier.

 

C’est un cinéaste du temps voire de l’éphémère et je ne pense pas qu’il espère marquer le cinéma français pour le reste du siècle.

 

Il a écrit une chronique, un billet d’humeur qu’il a porté à l’écran.

 

Ce billet d’humeur est un billet de bien bonne humeur à partager pendant deux heures.

 

Y-aura-t-il une suite ? C’est possible, en tout cas le réalisateur a largement laissé la porte ouverte pour cela à la fin du film.

 

Nous verrons bien.

 

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vendredi 12 octobre 2007, a 12:00
English Chamber Orchestra – Maison de la Culture d’Amiens le 12/10/2007

Deux phares pour illuminer cette soirée : Sarah Chang et « Les Quatre Saisons » de Vivaldi, également Bartok.

 

« Les Quatre Saisons » c’est un peu comme les marchands de quatre-saisons, tout est possible le meilleur comme le pire. Même André Rieu a joué les quatre saisons. Il est des étales remarquables et puis des maisons de disques qui bradent !

 

Sarah Chang est une soliste exceptionnelle, tout a été dit sur elle, alors je dirai simplement : bravo et merci.

 

Ce choix des quatre saisons est un choix intéressant par cet orchestre. Un peu comme le Boléro de Ravel, la 9° etc. ont été captées, accaparées par le cinéma, la publicité, les illustrateurs sonores des médias, les initiations musicales des lycéens etc.

 

Il y a donc une espèce de réticence, par rapport à ce type d’œuvres musicales. J’allais dire vous êtes France Musique ou Radio Classique (la radio la plus formatée du PAF) ?

 

Ne gâchons notre plaisir – un grand moment musical.

 

Par contre, je renouvelle mon vieux combat de soixante huitard attardé, même cette musique d’accès facile donne un public majoritaire dans la salle du troisième âge.

La culture pour tous un beau rêve, mais c’est dur la culture !!

 

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jeudi 04 octobre 2007, a 15:05
« Notable donc coupable » sur France 2 (suite et fin) et débat avec Calvi.

  La suite est plus convaincante, je veux dire au niveau de la « gestion du dossier judiciaire ».

Bien évidement, on tente de soulever une multitude de pistes pour perdre les téléspectateurs et d’autre part garder le distinguo entre l’affaire et la fiction et éviter toutes difficultés judiciaires.

 

Par contre le débat de Calvi était très précis, sur le mécanisme des dérapages médiatiques dans les affaires judiciaires. Le journaliste du Canard Enchainé était un bon médiateur et avait une analyse claire et saine sur l’affaire « Borda ». Il a certainement raison quand il dit qu’il ne faut pas chercher un chef d’orchestre machiavélique ; les dérapages lorsque l’on évoque des « personnalités » se font seules.

 

Tous les professionnels du droit : policiers, gendarmes, procureurs, juge d’instruction, juges, avocats pourront vous dire que lorsqu’un proxénète se fait arrêter, il tente toujours l’intimidation, «  j’ai  des clients célèbres, connus, attention où vous mettez les pieds ». Bien évidement, il se garde bien de donner des noms et là la rumeur peut se mettre en marche, sur les personnalités qui auraient la « gueule de l’emploi ».

 

D’ailleurs Borda, dans le film, dit : je suis habitué aux rumeurs, j’ai une tête à cela.

 

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mardi 02 octobre 2007, a 22:43
« Notable donc coupable » sur France 2

  Charles Berling exceptionnel, comme il l’a été dans Jean Moulin et bien d’autres films.

 

Après…

 

Après un long communiqué liminaire expliquant que l’affaire est l’affaire, sans être l’affaire, que les personnages sont inspirés de l’affaire, sans être les personnages.

 

Qu’il s’agit d’une fiction mais sans être étrangère à une affaire.

 

Comme d’habitude quand on pose comme postulat que l’on va rétablir la VERITE et mettre à néant le célèbre adage : « il n’y a pas de fumée sans feu », cela se termine par il faut appeler le 18, car il y a le feu partout.

 

En synthétisant donc en amalgament, on créé de nouvelles interrogations.

 

Le film sur l’affaire Grégory n’a rien changé, sur les opinions du public.

 

Je ne pense pas que le sommeil de François Borda se rétablira après cet épisode !

 

On verra peut-être dans l’épisode de demain mais sans grand espoir !

 

Cela s’appelle un fiasco.

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samedi 22 septembre 2007, a 22:46
Le théâtre : appendice du show-biz, c’est la faute à Vilar !

  Avant Jean Vilar et la création du Festival d’Avignon, dans les années 1950, les spectateurs de théâtre : théâtre classique, théâtre de boulevard etc.. semblaient choisir les spectacles sur le critère principal de l’auteur. Voir jouer du Corneille ou du Guitry  suivant les goûts, les humeurs et les cultures.

 

Puis Jean Vilar a mis les projecteurs sur la mise en scène, le spectateur allait voir du Corneille mis en scène par Jean Vilar.

Les acteurs de théâtre jouant plus régulièrement que leurs aînés au cinéma et commençant à y devenir des vedettes, les spectateurs allaient voir le Cid de Corneille mis en scène par Jean Vilar avec comme acteur Gérard Philippe.

 

Les metteurs en scène ont pris un rôle de plus en plus déterminant : Planchon, Chéreau, Pitoëff, Brook…

La tendance était donc de voir une pièce d’un auteur mise en scène par un grand metteur en scène.

 

Bien évidemment Gérard Philippe a eu des descendants : Michel Bouquet, Michel Aumont, Claude Brasseur, Philippe Noiret, Jacques Weber..

 

Ces acteurs étant souvent des acteurs de cinéma connus et appréciés du grand public, le rôle de l’acteur a pris une place prépondérante dans les choix du public pour se rendre au théâtre.

 

Pourquoi pas ? Tout cela restait dans une qualité de haut niveau.

 

Puis les théâtres, notamment les théâtres parisiens privés ont pris l’habitude de mettre deux pièces à l’affiche par saison, les acteurs « s’investissaient » de plus en plus dans le spectacle puisque certains avaient des cachets qui étaient indexés sur le coût des billets vendus.

Il fallait trouver des acteurs et ils souhaitent avoir un rôle primordial à l’affiche.

 

Aujourd’hui, on va voir Arthur (présentateur télé, producteur) jouer une pièce de Francis Veber (cinéaste) !! On  annonce aussi Muriel Robin, Line Renaud etc..

 

Le show-biz envahit les théâtres !!!!!!! Le public va envahir les théâtres.

 

La culture pour tous – OUI – à n’importe quel prix ( à titre indicatif, prix moyen des places des théâtres privés à Paris 40€) –NON-

 

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
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mercredi 08 août 2007, a 16:05
Un « Trouvère » - OUI – un Christophe Hondelatte – NON !!///Le Balmer c’est comme le Noiret : çà bonifie bien avec le temps !

  Un « Trouvère » - OUI – un Christophe Hondelatte – NON !!

 

Que France 2 diffuse en prime time le Trouvère de Verdi avec Roberto Alagna est une excellente nouvelle pour le devenir du service public.

Que le Président de la République vienne dire quelques mots pour encourager cette démarche artistique et exprime le souhait de voir développer ce type de manifestation pour rendre accessible à un large public, l’opéra est un point intéressant.

Que l’on nous montre que Roberto Alagna aime sa famille, aime chanter Luis Mariano, nous comprenons.

Par contre, que pour cette soirée initiatique le « Trouvère » soit retenu, c’était là un risque important même si 1,9 millions de spectateurs étaient présents devant leur télé – cette œuvre est un peu complexe voire compliquée, le metteur en scène avait les plus grandes difficultés à tenter d’expliciter le livret (on pouvait même se demander s’il avait fait la mise en scène).

Il aurait été plus sage de choisir une œuvre moins élitiste et faire une démarche pédagogique, au lieu de nous faire Alagna chante, Alagna nage, Alagna mange !!

A dire vrai, le problème, le point noir de cette soirée : Christophe Hondelatte.

Pour parodier Pagnol dans le Schpountz : « tu n’es pas un bon à rien, tu es un mauvais en tout ».

Je n’ai pas constaté, une compétence spécifique pour présenter ce genre d’émission, il est vrai que pendant la campagne électorale des présidentielles, il était courant d’entendre Sarko-Ségo  ou Nicolas ou Ségolène ; la campagne est finie. Nicolas Sarkozy est élu président de la République. Il ne serait pas choquant de l’appeler « Monsieur le Président » !! et lui épargner qu’il aurait été « traîné là » par sa femme. Léon Zitrone est mort : paix à son âme. Il ne faut pas tomber dans le travers de la « décontraction » !

Hondelatte était mauvais dans ses émissions « judiciaires », comme présentateur du 13 heures et donc là aussi.

Bravo au service public, merci de choisir une ou un autre présentateur.


 

Le Balmer c’est comme le Noiret : çà bonifie bien avec le temps !

 


Jouer Sacha Guitry était une gageure – cet acteur dont l’égo n’avait de limite que ses bons mots.

Avant ce téléfilm sur France 3, je n’avais pas été traumatisé par l’arrestation de Sacha Guitry après la guerre. Certainement un racisme primaire qui me hantait : il avait la gueule de l’emploi.

Jean-François Balmer donne un côté très humain à ce Sacha Guitry.

Guitry n’était pas un héros, c’était un grand bourgeois aisé, issu d’une famille du théâtre et « j’ai fait comme je pouvais » lui fait-on dire dans le téléfilm.

Il explique simplement qu’il a continué à travailler comme le cordonnier, le charcutier même si les choses n’étaient pas faciles.

Ce téléfilm nous rappelle les moments difficiles d’une épuration faite dans la haine, sans respect des règles élémentaires de droit – un clin d’œil peut-être involontaire du réalisateur mais l’on voit beaucoup de gendarmes et de magistrats dans ce téléfilm – quelques mois avant, c’étaient parfois ces mêmes personnages qui arrêtaient, emprisonnaient, jugeaient des juifs, des communistes, des résistants !!

On dit que Balmer a été contacté tardivement et que le rôle était dévolu à Pierre Arditti – j’en ai froid dans le dos !

Balmer flic véreux dans Flic ou Voyou rediffusé quelques jours après, Balmer commissaire Rovère, alcoolique aux méthodes peu conformes à la déontologie policière et puis le théâtre dont il est issu, ayant comme camarades de classes messieurs Francis Huster, Jacques Weber, Jacques Villeret.

Son rôle de Mitterand face à Giscard(Weber), ses lectures de Baudelaire etc.

Balmer bonifie bien.

De la part de Monsieur Guitry, nous vous disons MERCI Monsieur Balmer.

voir site: www.amiens-culture.com


 

mercredi 01 août 2007, a 17:14
Michel Serrault est mort !

  Michel Serrault est mort et le cinéma, le théâtre, le cirque se sentent tristes.

Son talent d’acteur n’est plus à démontrer.

On évoque souvent, comme une confidence, qu’il aurait aimé être clown et qu’il aurait pu être curé.

En fait, il a à sa manière réussi ces deux carrières aussi :

Du clown, il avait le sens de la dérision voire de l’excès. Ses prestations télévisuelles étaient attendues mais redoutées mais jamais au grand jamais il ne tombait dans la vulgarité : il replaçait dans le contexte, les grandes messes audiovisuelles des informations, il donnait à une émission l’ambiance décontractée qui manquait.

Du curé, on dit qu’il était à l’écoute des autres, il parlait librement de sa foi sans jamais chercher à faire du prosélytisme – il était un cabot aimant son prochain.

En fait, Michel Serrault était un HOMME.

lundi 23 juillet 2007, a 23:18
Quand les festivals tuent les festivals !

Il n’est pas en France une bourgade qui n’annonce son festival.

Ce développement pourrait être une bonne nouvelle pour le développement culturel de la France, donner du travail aux gens du spectacle et notamment aux intermittents.

En fait les festivals tuent les festivals.

Le festival des Vieilles Charrues a fait 170.000 entrées au lieu des 200.000 de l’année dernière – le mauvais temps en serait la raison !

Particulier ce festival : dix salariés, plus de 5.000 bénévoles.

Autofinancé à 95%, des conséquences financières sont attendues.

Un festival doit être un événement culturel, certes il peut entraîner des retombées économiques et touristiques mais il ne doit pas être une carte postale.

Des villes comme Avignon (souvenez-vous des pertes économiques, lors de l’annulation du festival), ou Marsiac ont des secteurs économiques qui dépendent trop de leurs festivals aussi brillants soient-ils !

Quand un festival ne repose plus exclusivement sur un besoin culturel, une réalité culturelle, il ne peut que disparaître à long terme.

Les gens du spectacle, les élus devraient méditer cette modeste réflexion !!

  Vous pouvez consulter le site amiens-culture.com en cliquant sur les images

mercredi 20 juin 2007, a 22:16
La télévision publique joue le chaud et le froid !

  La télévision publique diffuse à des heures de grande écoute des opéras, des pièces de théâtre mais par contre en période estivale, elle nous donne du Fort Boyard, Intervilles etc.

Nous voulons une télévision pour tout public mais une télévision de qualité qui tire vers le haut et le culturel. Les vacances ne doivent pas nous infliger des « spectacles » populistes.

Vive la rentrée et une bonne télé publique !!



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jeudi 07 juin 2007, a 13:50
« Ce soir ou jamais » a fêté sa 100° ce mardi 05 juin 2007.

  Le choix était osé de mettre du lundi au jeudi une émission culturelle « autour » du Soir 3. Frédéric Taddeï mène avec talent cette émission : il est bon de préciser qu’il ne s’agit pas d’une émission culturelle au sens classique du terme. En fait, il anime une émission d’actualités autour de la culture. Son émission sera reconduite en septembre 2007 – voilà une bonne nouvelle. Taddéï est un homme de culture et cultivé. Il sait donner et laisser la parole à ses invités, relancer le débat par sa grande culture. Un reproche, il a des invités « incontournables » d’Ormesson, Halimi etc. parfois lassants mais il ne tombe pas dans l’actualité immédiate et donc les discours « marketés » des promotions. En 2007, voir et entendre des chercheurs, des philosophes nous rend moins difficile le paiement de notre redevance télé.  

mercredi 30 mai 2007, a 09:04
La gratuité des musées pourrait être porteuse d’effets « assez pervers » selon Christine ALBANEL!

Même la Ministre dit comme moi ! J’avais dénoncé, il y a plusieurs semaines, la mesure prônée par le candidat Nicolas Sarkosy sur la gratuité des musées nationaux.

« Tout n’est pas gratuit tout le temps » a déclaré Christine ALBANEL sur France Inter, on dirait du Ségolène Royal avec son donnant-donnant !!

 

L’idée de la gratuité peut séduire mais la gratuité des musées le premier dimanche de chaque mois démontre que seuls les habitués des musées utilisent cet avantage.

 

Les grands musées nationaux sont fréquentés essentiellement par des touristes ayant un bon train de vie, pourquoi se priver des recettes dans cette hypothèse.

Il ne faut pas mettre en avant la gratuité sauf pour les personnes qui doivent en bénéficier naturellement, les étudiants, les scolaires, les Rmistes, etc… sinon il faut maintenir les prix d’entrée et donner plus de services : des visites guidées gratuites ou peu onéreuses, des conférences. Utiliser ces recettes pour mettre les œuvres d’art, dans des lieux publics autre que les musées : gares, hôpitaux, bibliothèques, halls de grandes sociétés, Palais de Justice, administrations recevant un important public etc..

 

Un juste prix d’entrée et de bons services voilà une solution intéressante !

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vendredi 18 mai 2007, a 15:49
Christine ALBANEL : ministre de la culture.

Il y avait des bruits, ces derniers jours, indiquant que le ministère de la culture serait « associé » à celui de l’éducation nationale. (l’idée n’est pas forcément mauvaise, un projet « la culture au cœur du système éducatif » pourrait être un programme intéressant). Ce matin, ce point a été clarifié : Christine ALBANEL, agrégée de lettres modernes, présidente de l’établissement public du Château de Versailles et auteur de pièces de théâtre et d’un roman a été désignée MINISTRE DE LA CULTURE, de la communication et porte-parole du gouvernement. La culture aura donc un ministre « à part entière » et issue du monde culturel, étant elle-même une artiste.

De nombreuses missions l’attendent, en urgence. Le ou la ministre est nommée Vive le ou la ministre. Jamais de jugement hâtif !

Laissons-lui le temps de s’installer et de donner ses premières orientations.

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mardi 15 mai 2007, a 17:54
Les 21° soirées des Molières : Il y avait de l’Amiénois dans l’air !

  La Maison de la Culture d’Amiens a coproduit le « Mental de l’Equipe », dans une mise en scène de Denis Podalydès  (actuellement en tournée, voir sous la rubrique Théâtre, leur périple à travers la France ) – hier soir à la soirée des Molières, Denis Podalydès et Cyrano de Bergerac ont été grands vainqueurs : en un mot la Comédie Française – incontestablement celle de Marcel Bozonnet (des hommages très appuyés lui ont été rendus). Il est utile de rappeler que Marcel Bozonnet a commencé la saison de la MCA avec Jackie, Denis Podalydès a continué avec le « Mental de l’Equipe ». Il y avait de l’Amiénois, de passage et de cœur aux Molières. Une bonne vitalité pour la MCA et ses choix pertinents.

Billet de bonne humeur du 14/05/2007.    

 

 

Présentation
Site sur la vie culturelle à Amiens et ailleurs, spectacles vivants, cinéma, télévision, Maison de la Culture d'Amiens, Lune des Pirates etc..

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Cirque Plume à la MCA. Lemuet (28/03/2008 11:14)

Salut ! Envie de plu...

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